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Dans ces coins les plus reculés du monde, les pires obstacles ne sont souvent pas le ours ou autres espèces constituant la faune locale, les roches en pleine face, à vive allure, le portage risqué sur pente glissante, ou bien une pluie incessante lors d’une expédition en milieu humide et sablonneux. À mon sens, ce qui me semble le plus difficile, c’est d’être confrontée à un embâcle de questions intrinsèques, comme des barrages érigés par ces castoridés, ingénieurs de toutes cette complexité humaine et toutes ces complications qui la ponctuent.

Il nous incombe alors à chacun(e) de trouver la force de travail et les outils intérieurs afin de réagréer la matière même des ce questionnement pour ainsi construire les ponts qui enjamberont nos difficultés.

Nous sommes à la recherche constante de nous-mêmes et c’est souvent perdus dans les canevas les plus sauvages que nous finissons par dépeindre,loin, à l’abris de l’influence et de l’opinion de tous, toutes et aucun(e), en pleine autodétermination, notre propre vérité…

…et elle prend souvent la forme d’un chemin à suivre.