Abîmée

Le silence tombe sur mon insomnie
L’espoir dans l’abîme le suit
Tiens-moi
Ô! Retiens-moi de m’y jeter
Tiens-moi serrer
Par morceaux je me détache
De moi
Un par un aspirés
Vers le fond du rien
Ces parties du vain
Quand à l’absurde
Plus un rire aucun
La joie déserte ma foi
L’indifférence devient roi
La désinvolture
Un baise-main
Une geôle
Puis une guillotine
Tant de lumière
As-tu sacrifiée
Offrandes aux bi-dimensionnelles
Ces vaines tapisseries
Recouvrant de vide et d’artifices
Le noir moisi
De ton édifice
Mon bûcher
Tant de regrets choisis
À même ses braises
Serre-moi
Ô! Retiens-moi
De m’immoler
Car jamais ne pourrai-je
Consentir au repenti

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