Tempus fugit

Qu’importe des creuses paroles se voulant réconfort
Revêtant les habits fétiches du loup travesti en la réalité
Il existe de ces êtres qui ne souffrent jamais de la comparaison
Pour lesquels n’existe aucun substitut
L’absence de son sourire phare
Tamise dangereusement ma lumière
Je rapaille les lettres éparses de notre histoire
Saupoudrées des cendres de notre passion
Espérant la renaissance du dernier chapitre
Aux pages brûlées
Niant le dénouement
Viscères nouées
La corde au cou
Le destin sous la lame
Le futur sous la menace
Du vide utérin
Les flammes du mal
Le rêve combustible
Signaux insaisissables
Que nos jours se tarissent
Que l’été s’achève
Que la bise s’en mêle
Que ces congères m’enterrent
Que le froid sévisse
Que le loup solitaire
Se repaisse de mon coeur éventré
Que la réalité aura raison de moi

Ton nom sera entendu par-delà l’horizon

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