Une pluie amère s’abat sur le 35e des jours restant

Aujoutd’hui, je vais me contenter de laisser ça ici, un vieux souvenir…

Je sais que tu as eu le message et que tu sais de qui il venait, mais :

« I have been a witness to the perfect crime
I Wipe the grin off of my face to hide the blame
It isn’t worth the tears you cry
To have a perfect alibi
Now I’m beaten at the hands of my own game »

Let it rain… on me.

Jour -42 : fébrilité

Je la retrouve au détour d’un méandre, dans l’attente du grand départ, cette fébrilité d’une enfant qui réalise finalement son rêve. Il y a tellement longtemps que fébrilité est systématiquement mêlée à anxiété queje devais toujours avoir l’innocence de cette gamine rouquine aux cheveux bouclés, les yeux bleu-verts surplombant mon nez parsemé de taches de rousseurque je fus, la dernière fois où je pus me permettre de m’abadonner à la fébrilité et l’anticipation sans entraves inhérentes à un rêve; intermittente soit-elle, cette trêve est plus que bienvenue.

C’est ce sentiment qui fut éprouvé alors que j’empaquetais minucieusement mes 12 repas lyophilisés dans mon sac étanche et que je menais un combat sans merci à l’emballage de plastique de mes ustenciles vert tendance en polycarbonate; j’y suis parvenue, je les ai conquis, ils sont miens!

Nonobstant une épine fichée dans le ventricule, ces derniers temps, mon rêve, lui, j’y prends poigne et ni rien, ni personne ne m’en détournera.

Dans 42 jours, j’ai bon espoir de m’être libérée de ces sentiments qui m’accablent, de vivre pleinement ma vie. D’ici là, je garde la tête haute, avec dignité.

Jour -48

Peu importe ce qui nous arrive, dans la vie, la dernière chose à perdre est notre dignité, humble, mais non indigne.

Quand les circonstances nous poussent à faire preuve d’humilité et que les ces routes empruntées de notre plein gré s’entremêlent à ces voies que nous n’avons pas choisies, faut-t-il garder la tête haute, et ce, nonobstant la houle de micro répercussions que nos réactions peuvent engendrer.

Devant la confrontation ou, pire encore, devant la distance et la froideur, je prendrai toujours le parti de rester intègre à mes valeurs et mes sentiments, sachant que j’ai toujours eu les meilleures intentions en agissant au mieux de science et de mon instinct. Ensuite, les réactions, faits et gestes d’autrui sont bien à eux, ne m’appartiennent donc nullement.

Dans le cas qui m’intéresse, ici, j’ai fait ce que je devais faire afin de libérer mon esprit des sentiments que je nourrissais et qui m’empêchaient d’avancer.

Soit! Soit! La situation est plus simple pour l’autre personne qui a fait le choix de ne pas être impliqué dans la situation, choix que je respecterai sans condition, choix qui ne m’a pas été donné.

Ainsi soit-il.

KJ

Descente aux enfers de la rivière Beaudette, 28 mai 2016

Non, mais trêve de facéties! On se pratique à rester pognée dans roche avec classe, pour le grand soir!