Soupe won ton au poulet, dinde, crevette, porc ou tofu (fais donc à ta tête, viarge!)

BAON! La voici, la voilà, la fameuse recette promise (bande de gourmands!).

Pour le bouillon, tu as deux choix : Soit tu achètes du bouillon de poulet (ou légume) du marché (genre campbell, avec 30% moins de sel), soit tu te casses la tête à le faire toi-même. Cette dernière option implique que tu t’y prennes au moins deux heures à l’avance.

Pour se faire, tu auras besoin d’une carcasse et des morceaux de poulet ou de dinde ou des légumes (je ne l’ai jamais fait avec des légumes, mais ça se fait, on prend le jus d’un ragoût) et de l’eau, environ 10 litres (ça réduit dramatiquement, c’est un peu ça le but, t’sais…). Tu fais bouillir la carcasse et les morceaux de poulet pendant 2 à 3 heures, tout dépendant si tu aimes que ça goûte plus ou moins (vas-y donc au goût). Maintenant que tu es au courant, si tu te sens lâche, vas-y donc, à l’épicerie. Tu assaisonnes très peu; le bouillon doit rester simple.

Pour les pâtes c’est plus ou moins simple, mais c’est amusant (donc pas de bitchage!)

Tu auras besoin de :

  • Un paquet de pâtes à won ton de marque Wong Wing (Elles sont congelées à l’achat, il faut les mettre au réfrigérateur la veille pour régler ce léger désagrément)
  • Environs 2 lbs (l’équivalent de 3 poitrine de poulet, grosseur moyenne) de garniture coupé en morceaux d’environ 1 cm cube (poulet, dinde… (AH! Fais-moi pas répéter!)
  • 2 œufs les blancs et les jaunes séparés (tu verras quoi faire avec plus tard!)
  • 3 oignons verts coupés en rondelle
  • 2 à 3 c. à soupe de sauce soya (si la garniture est cuite vas-y mollo, sinon ça sera trop salé)
  • 2 c. à soupe d’huile de sésame (Criss que c’est bon!)
  • 2 c. à soupe de sauce hoisin
  • Du poivre

Tu mets la garniture, la sauce soya, la sauce hoisin, l’huile de sésame, les jaunes d’œufs, les oignons verts et le poivre dans un cul de poule ou un grand bol. Moi je conseille de faire attention avec la sauce soya, le mélange ne doit pas devenir liquide, vas-y graduellement, il faut que la marinade du truc reste consistante, le jaune d’œuf à cette utilité et celle de couper le sel de la sauce soya (mon observation).  Ben, là… Tu attends quoi? Brasse-moi tout ça! 😛 Il est préférable de laisser le tout reposer quelques heures, mais c’est pas d’une nécessité absolue.

Il te faut maintenant une surface assez grande et très propre sur laquelle tu étends (une douzaine à la fois) tes pâtes et c’est là que le fun pogne! Avec les blancs d’œufs (moi je les bats légèrement pour les dompter) à l’aide d’un pinceau, tu humectes le contour de chaque  pâte. Ensuite, tu déposes environ 1/2 c. à thé du mélange sur chacune d’elles, et ensuite, tu plies les pâtes (hahaha! Tu vas m’haïr). Tu plies une première fois la pâte en triangle (en faisant attention que la marinade du mélange ne déborde pas) ça te donne un triangle isocèle. Ensuite, tu rabats la première pointe, un des deux angles contigus au côté le plus grand, sur l’angle opposé à ce même côté et tu fais la même chose de l’autre côté. Tu me suis? Un coup toutes tes pâtes pliées, tu les mets sur un plateau en attente de cuisson et tu recommences une autre douzaine et ainsi de suite jusqu’à la fin du paquet de pâte (attention de ne pas trop mettre de mélange, il doit y en avoir assez pour toutes les pâtes), sinon ben t’en refais ou si l’inverse arrive, tu peux mettre le reste de pâte dans le bouillon. Personne n’en est mort, je crois.

La cuisson :

Tu as deux choix, soit tu les fais toutes cuire à point (je le déconseille), soit tu les fais partiellement cuire sauf celles que tu voudras servir tout de suite. Celles que tu feras partiellement cuire, il faut qu’elles soient légèrement moins cuite qu’al dente. Fais-les cuire environ une vingtaine à la fois, c’est plus facile et celles que tu réserveras pour plus tard, rince-les pour 1- enlever l’amidon, 2-arrêter la cuisson et 3- les refroidir plus rapidement.

Tu peux ensuite les mettre soit dans des ziplock par portion de 15 ou 20 ou dans des plats allant soit au frigo, soit au congélo. Sans leur bouillon, très important ou sinon, elles se déferont!!!! Tu peux te réserver du bouillon pour plus tard.

Pour celles que tu serviras tout de suite, le temps de cuisson est d’environ 10 à 15 minutes, cela varie si la garniture est précuite ou crue. Tu peux toujours tester en coupant une nouille en deux pour vérifier si la garniture est cuite et si la tendreté des pâtes est à ton goût!

Tu peux garnir les bols de soupe d’oignons verts coupés en petites rondelles et offrir de la sauce soya, sriracha, sel et poivre comme condiment.

MMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMMM!!!! 😀

Commentaires fermés sur Soupe won ton au poulet, dinde, crevette, porc ou tofu (fais donc à ta tête, viarge!) Posted in Recettes de Genius

Trying to Keep it Together

Windy, raging rain, and she was lost in the labyrinth of the dirty city, lost in the dark of urban lust, her eyes blinded by the light, she was crying out for him to listen, crying loud her desire for him to come back. Echoing her voice over the hill, he was running away. Her waterlogged dress was hard to carry, like the pain and regrets in her broken self. He was wounded and the scars were still bleeding. It was like his blood diluted in the rain was tainting the fabric of the clothes of regret covering her mind. She was running, carrying on her pain along the corridor of bricks, she found herself lost in her hometown, running far behind time, trying to repair the wounds. Her arms before her, completely blind like a headband of lies was covering her eyes, like  the ugliness of this world always had made her this weary, she was trying to find the day.

Behind her, she heard a voice, than she brushed the face of beaten up soul, and was holding it between her hands. He kissed her softly. And showed her the way to follow, to the top of the green hill, where the sun was shining. “Now run away”, he said. She did so, she ran towards the sun, in the rain and dirt, her feet nude and cold, she ran and ran it seemed to last days and that there was too few of them left to spend. With only her ears and her fingertips to find the path, she was barely breathing, lost again, to finally feel.

The closer she got to the hill, the less the rain was raging. When she got to the hillside and she started to climb the mountain, from far away she could hear it, once again; along the sanctum to the very top, she recognized his voice. He was waiting for her there, among the trees, there where the rain and dirt do not exist. He came to her, and gently removed the headband from her eyes. He was smiling in the sun light.

They were different, but they were the same, and beneath the cloud covered city, was crying the ones they were before.

 

Karen Juliette Lalonde (2002/01/25)