Le cheval de Troie est de feu

Un de mes amis a parlé de la satisfaction du travail accompli, dans son statut facebook, il n’aurait donc pas du…

Quand j’y pense, je ne peux pas me vanter de ça, moi, la satisfaction du travail accompli. Mon inspiration est aussi actif que la ligne du cardiographe d’Aphrodite alors qu’elle et Eros se sont entre-assassinés, la dernière fois qu’ils se sont battus aux couteaux, pour des propos insignifiants, sur facebook! Pour les punir, Zeus leur a coupé le WIFI ben sec!

Ouréal, notre dieu de la montagne l’ami responsable de la rencontre d’Aphrodite et d’Eros éclate d’un rire franc, il est avide d’histoires torrides, tout en haut, à son sommet. Aphrodite approuve, encouragée par son hilarité.

Aphrodite, bien ennuyée par sa soudaine panne de désir, pour son amant Apollon, se dit qu’elle se paie la traite pour palier à ce petit désagrément, afin d’essayer de se redonner de la vigueur à l’inspiration perdue. Un bonne bière d’hibiscus du Dieu du ciel pour plaire à Zeus, peut-être sera-t-il alors clément et rétablirait la communication entre elle et son beau Eros, perdu dans les « Internets » à la recherche d’ âmes simples avec qui débattre sans lendemain.

Ne vous en déplaise, Zeus, Aphrodite opta, en finale, pour une Cheval Blanc, car si elle est moins couteuse,  elle représente davantage son inspiration, qu’elle voit plutôt comme un étalon… c’est d’ailleurs son astrologie, Étalon de feu… On l’appelle donc aussi le Cheval de Troie de feu. Et elle se dit alors : « Mais dans quel triangle amoureux me suis-je donc foutue? »

Voilà que Thémis, la déesse de la justice, mais aussi la cousine d’Aphrodite, aussi guerrière farouche, se compare à Eros, se disant aussi Cheval de feu. « Il est combattant, cet Eros », dit-elle. Aphrodite s’empresse alors de lui préciser : « De Troie, au sien, on ajoute de Troie! » « Pourquoi de Troie », demanda, Thémis. La question resta sans réponse.

Tout à coup apparait Dionysos, le saoulons d’ami d’Aphrodite, qui habite  Panthéon en Québec (où tous les dieux siègent pour décider qui dort et qui dine) et qui se plaint d’avoir soif et qui commence à élaborer ses expériences gustatives de différents jus de céréales fermentés. Aphrodite lui fait la moue en lui précisant que la fermentation de l’ours blanc, elle ne l’intéresse plus depuis belle lurette, pour cause d’abus. Il réplique en disant que lui, il n’est plus capable de saper celle sous le sceau de l’Unique, sauf pour celle à trois sous, avec parcimonie et pour pas mal les mêmes raisons! La conversation s’achève par une introspection de part et d’autre…

Aphrodite, commence à être éméchée, un tantinet…

Et elle essaie sans cesse retourner aux côtés d’Apollon, qu’elle affectionne de plus en plus, depuis qu’Eros galope d’une page à l’autre à répandre les compliments mielleux à faire la loi de la moyenne parmi les déesses de sa rotonde de lumière. Tout cela au lieu de tout simplement piétiner son orgueil et revenir à la charge du côté de son Aphrodite. Mais tous se mettrons à travers son chemin… Même Athena et Chronos qui commentent sur la guerre en Syrie et qui clament haut et fort que ce n’est pas du jeu. Mais tous finiront par lui remonter le moral en la couvrant d’éloges à la place d’Eros, surtout Ouréal, étonnamment. Il lui dit de cesser de le déconcentrer dans son éternelle ascension  vers le sommet…

Elle se rappelle soudainement qu’Eros est celui qui ne cessait de la pousser dans les bras d’Apollon…

Enfin, triste, et larguée par les deux plus beaux êtres auxquelles elle tenait, Eros et Apollon, et un peu trop sous l’influence de Dionysos, Aphrodite, que très peu farouche, s’abandonna, finalement, dans les bras de Morphée!

Votre Genius Nationale se pète la gueule, se plante ben raide, mais apprend de ses erreurs

Votre Genius Nationale l’a testé, pour vous, de façon empirique (dans le sens qu’on l’a aussi testé sur elle) et les résultats sont désolants : prendre pour acquis nos idées de l’autre sans communiquer au-delà de la chose, ou prendre pour acquis le calcul fait des réactions de l’autre face à nos faits, gestes et paroles, c’est déjà mettre en échec une relation.

(ce concept de statut est habituelle comique, mais là, la seule chose dont j’ai envie de rire, c’est de notre connerie.)

Votre Genius est autant un guinea pig qu’un bourreau…

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Bruit blanc, rien d’autre?

La voix s’était élevée de façon tout à fait inattendue. Maintenant, silence radio, ou bruit blanc, en arrière plan, qui sait… La discussion reléguée à un créneau inatteignable, il me semble. Impatiente de la reprendre, je suis toujours dans l’attente d’une main tendue ou l’émission du désir. Que l’attente ne devienne déception, que le momentum perdure… Et que les interférences n’interviennent jamais.

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Revenue inchangée

Je suis revenue chez-moi, un bouquet d’introspection à la main. Il en émane différents parfums : émotions et réflexions, désires, fantasmes et ambitions, différends et colère, insipidité et désinvolture. Je suis revenue chez-moi la même, toujours différente et toujours confuse en ce qui concerne la suite.

J’ai mis les pieds sur le pas de la porte, le cœur léger, malgré tout le questionnement. Je rentre à la maison bien heureusement d’être moi malgré tous ces défauts qui sont vrais et ceux que l’on m’invente.

Je suis assise devant cet écran et me dis, que dans le fond, nos avenirs ne se conjuguent pas… même si l’eau passe et érode nos barrages, même si la tentation ronge nos freins. Tu es tout ce que je désire, mais il y a l’autre, là, qui prend toute la largeur de ton chemin.

Je m’invente alors plusieurs vies, où les ponts seraient construits.  La rivière nous emporterait pourtant, loin de la rumeur, là où la foule tombe dans le vide d’un silence infini, comme au bout de ce monde, tant nié par Galilée.  Plus jamais besoin de cacher notre nudité par une érection de murs cathédralèsques aux briques moulées de sable et de larmes. Il serait vain de creuser des douves à mêmes nos poings liés et meurtris par la guerre. Nous pourrions détruire le pont-levis et en faire un feu de joie qui se verrait jusqu’à cette distance où l’horizon prend son nom. Nous pourrions grimper au sommet de la plus haute tour et hurler que ce monde ne tourne pas dans le même sens pour nous que pour eux, car nous serions libres, enfin.

De retour devant mon écran ou un miroir aux reflets grotesques de ce que devrait être mon existence, tu n’y es pas. Je me retourne, rien, personne. Je sais que je te chercherai. Je m’indigne et cracherait bien sur la tombe de la chronicité, car là repose la dépouille de mon affliction. Mais j’y survivrai. On n’en revient toujours différemment… inchangée.

 

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