De – ni – al

Le déni,
Une intarissable source de solution,
Synonyme de ton nom.

Tu me blesses,
À tort et à travers,
Avec tes torts et tes travers,
Tu avais raison de croire que,
Quand tu me parles de ta flamme,
J’espérais qu’elle ne durerait,
Que le temps d’un souhait.

Mais je me mens,
Je t’ai menti!!!

Je suis toujours là à assurer tes arrières,
À te protéger de ceux qui pilent sur ton nom,
À me réjouir de tes bons coups,
À souhaiter en faire partie.

Je me mens,
Ton passé me touche,
Ton sourire m’assassine,
Ton courage et ton éloquence me consument,
Et moi qui suis là,
Ridicule et inutile,
À déterrer le corps de vieilles histoires,
Juste pour voir,
Si avec une peu d’espoir,
Et quelques prières impies,
Tu finiras par tomber dans l’oubli.

Tout cela alors que tu t’en fous,
Alors que les vautours,
Attendent leur tour.

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La matrice du rêve d’un nouveau chemin

Attention : Ceci est un blogue qu’il faut lire avec ouverture d’esprit et ne pas prendre tous ses éléments au premier degré, mais lui jeter un œil terre à terre.

Il n’y a rien de plus jouissif que le sentiment de liberté inhérent à un futur sans entrave, quand l’univers des possibles s’ouvre devant soi.

Une chose que tout le monde ignore de moi, sauf probablement ma mère, c’est que lorsque je ne comprends pas tout à fait ma vie et mes états d’âme, ma première réaction est d’analyser mes rêves. Ma façon de m’y prendre est très simple, mais peut paraitre, à priori, un peu « space ». Attendez, cependant, que je vous explique. Je ne suis pas une personne déconnectée de la réalité, mais j’aime bien avoir d’excellents outils lorsque vient le temps d’une bonne introspection et l’analyse de quelque chose d’aussi peu tangible que ses émotions intérieures nécessite un outil à sa hauteur, complexité et immatérialité.

Il y a quelques années, probablement plus qu’une décennie, un de mes amis m’a dit utiliser les tarots pour tenter de comprendre son univers, se comprendre lui-même. Sur le coup, je me suis dit, carrément WTF?! Mais avec ses explications, j’ai compris que le monsieur – une personne qui a, en passant, un QI hors du commun- n’a pas tout à fait tort et n’est pas du tout déconnecté de la réalité comme façon de procéder. Au contraire, nous savons tous que Dieu est né de la conscience humaine, de cette petite voix intérieure qui nous répond quelque fois et qui peut, à priori, donner l’impression d’un entité en soi.

Mon outil à moi, c’est l’analyse des rêves, car ils sont le parfait reflet du subconscient, et voici comment je m’y prends :

Sans tout prendre au premier degré et/ou couler quoi que ce soit dans le béton, je prends les éléments du rêve en question et je les analyse à l’aide d’un dictionnaire en ligne des rêves. Comme ça le dit, c’est un dictionnaire qui décrit des termes spécifiques et donne une analyse possible de sa représentativité. Avec l’évolution de l’humanité, certains symboles ont une signification quasi universelle à travers les sociétés et je me base là-dessus pour commencer mon analyse et ensuite, j’en fait ma propre interprétation. En voici un exemple concret d’analyse que je fais en direct en écrivant mon entré de journal d’hier :

Dans la nuit entre le 18 et 19 janvier, j’ai fait un rêve des plus étrange. J’ai des souvenirs très vifs de la fin de ce rêve.

Je vous met en contexte : Je suis à quelques heures d’aller rencontrer quelqu’un que j’ai jadis fréquenté, que j’aimais bien, mais bon, j’ai choisi d’aller vers une autre personne à l’époque, je voulais le revoir pour voir où nous en étions. Enfin, j’y pensais depuis quelques temps, et aujourd’hui, je me rends bien compte, que certains chapitres doivent être fermés concrètement, pour pouvoir passer à autre chose.

Le rêve (attention aux cœurs sensibles) : Juste avant mon réveil, j’ai rêvé que je vomissais des larves, qui au départ étaient noirs, mais qui faisaient graduellement peau neuve pour devenir blancs et un lapin d’un tout aussi blanc immaculé, très certainement mort à en juger à son œil noir qui n’avait de regard que sur le vide ou sur une réalité inconnue qui, somme toute, ne nous intéresse pas tant il serait complexe d’essayer d’en décrire le sens.

Tout d’abord, les définitions de plusieurs dictionnaires :

Lapin blanc :

Des lapins blancs : vous vous cachez la réalité lorsque cela vous arrange

.The white rabbit also serves as a guide to steer you toward the right direction.

Larves :

Voir une larve: situation complètement passive

To see a larva in your dream symbolizes a rebirth. You are undergoing some inner changes and transformation.

La mort :

Un cycle se termine pour en démarrer un autre

(Dans ce cas-ci, le lapin blanc) : To see someone dying in your dream signifies that your feelings for that person are dead or that a significant change/loss is occurring in your relationship with that person. Alternatively, you may want to repress that aspect of yourself that is represented by the dying person. If you see a stranger die in your dream, then it implies that you are feeling detached from the changes that are happening around you.

Vomir :

Rêver que vous avez des vomissements : Signifie que vous avez besoin de rejeter ou non un aspect de votre vie qui est révoltant.

To dream that you are vomiting indicates that you need to reject or discard an aspect of your life that is revolting. There are some emotions or concepts that you need to confront and then let go.

Bon! L’analyse de tout ce fatras émétique, maintenant :

Il est clair que du changement est nécessaire, dans ma vie. Que je rejet la passivité qui me révolte tant. Si je me suis menti à moi-même en ce qui concerne la pertinence de poursuivre dans cette voie, alors que l’un des éléments que je rejette est exactement cette ancienne voie à suivre, celle qui jadis était probablement bonne, est maintenant morte, son regard dans le vide.

Dans le cas de la rencontre avec l’homme en question, il est maintenant clair que si, jadis, cette aurait pu être la bonne pour moi, il en est maintenant autrement. Je dois mettre aussi un trait sur toute les relations qui ont pu être possibles, dans ma vie, au profit de nouvelles avenues, de nouvelles rencontres.

Un clin d’oeil à la soirée d’hier. Quand nous sommes sortis du restaurant, il neigeait à plein temps. Sur le même trottoir, nous avons pris des directions tout à fait opposées, j’avançais vers le nord, lui vers le sud. À un moment donné, sachant que je ne lui avais pas révélé mes intentions en ce qui concernait ces retrouvailles, je me suis retournée et j’ai ressentis une terrible envie d’aller le retrouver et tout lui dire. À deux reprises, j’ai eu la même hésitation. Enfin, j’ai compris, en regardant le trottoir, sous toute cette neige, que la voie recouverte de sa fourrure blanche était morte et belle et bien ensevelie.

Les digues du dialogue

On ne changera rien radicalement… Il faut donc que les bonnes pensées soient mises dans les bons contextes et les barricades seront bien gardées!

Je me demande combien de temps la sagesse va pouvoir faire tenir les digues du dialogue… Certaines personnes sont déjà en train de se radicaliser et à ne pas respecter la ligne de conduite du mouvement Idle No More, qui se veut, pour le moment, pacifique. L’aliénation au reste du mouvement a ainsi commencé. Certains, à les entendre, croient que nous avons besoin de se radicaliser pour venir à bout de la situation qui sévit sur le pays. Les questions que je me pose est : Sommes-nous rendu à ce point? Nous serait-il pas mieux de vouloir continuer de régler les problèmes avec le dialogue? Ceux qui veulent en découdre avec les marionnettes représentantes de l’ordre, ne se mentent-ils pas à eux-même en ce qui concerne leur besoin de passer une frustration en se défoulant plutôt que de vouloir essayer de faire changer les choses de l’intérieur même du système? Posez-vous la question si, après tout, se genre de comportement n’est pas de perpétuer le vieux régime, cette vielle mentalité assassine du civisme qui a régit l’impérialisme et le colonialisme depuis des siècles? En quoi l’idée de vouloir en découdre pour ses idées est-elle différente de celle qui pousse nos gouvernements actuels à aller lâcher des obus sur les populations du Moyen Orient? Ces gens se battent pourquoi? Faire changer les veilles mentalités? Comment voient-ils le nouveau monde à naitre de nos « combats »? Quand un groupe s’impose à tous les mouvements de masse quasiment sans exemption, veulent leur imposer leurs tactiques violentes et ce, à tout prix, et ensuite prône la liberté d’être, le respect mutuel, l’égalitarisme, sont contre toute forme d’imposition et de pouvoir sur la masse, je me demande bien où est leur constance, leur intégrité…

Comprenez ceci; la vie est difficile pour tout le monde, la majorité des gens réussissent à se contrôler et à ne pas se laisser gagner par la folie des réactions extrêmes, insensées, disproportionnée. Je ne crois pas personnellement que nous sommes rendus au point de réagir de façon violente; je sens à tous les jours la pression exercée sur les digues du dialogue, je les sens sur le point de céder. Je vous demande la question-ci : Ne devrions pas tous se serrer les coudes et mettre l’épaule à la roue pour que ces digues ne cèdent justement pas, inondant le sol de notre pays du sang de nous, compatriotes?

Ce sont des questions qui se posent…

Arrête de déconner avec ta vie, ouvre tes yeux, dumbass!

Pire que d’aller faire du jogging à moins quarante ou d’aller chez le dentiste, piler sur son orgueil et admettre ses torts. Voir la réalité en face, comprendre ses choix passés et ses réactions et enfin, ce qui est de mieux pour soi. Avoir assez d’humilité pour être suffisamment à l’écoute de l’autre, de la réalité et de soi. Ne plus se mentir à soi-même, être vraie, afin de rectifier le tire. Arrêter d’avoir peur du bonheur et du succès et prendre les moyens nécessaires pour faire changer les choses afin de les ramener à leur état originelle. Ce n’est pas un retour en arrière, mais plutôt un remodelage pour refermer la boucle après avoir compris ce que l’on veut réellement, dans la vie. Il y a toujours une raison pourquoi, mais il serait ridicule qu’elle mène notre vie. Un indice concret : Si une idée, une envie, une pulsion traverse toutes les étapes avec vous, c’est une signe qu’il faut prendre cette voie. Le sentiment de regret inhérent à un mauvais choix est un poison si nous continuons à nager à contre-courant!

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D’équinoxe momentum

Que laisse ce goût amer?
Serait-ce cette poussière toujours volatile
Glissée sur mon matin de glace,
De ces nuages si lointain, obscurcissant mon firmament.

Les deux pieds sur terre, je rêve d’exil.
Cette lumière m’inonde, je me noie dans un fol espoir.

Soit mon étoile, mon allié dans la tempête.
Sur les rives de sa naissance, ensemble,
Nous rebâtirons cette humanité.

Il existe cet éternel dicton,
Répété sur toutes les lèvres depuis le tout début de la conscience humaine,
La rumeur d’une vague infinie,
Quelques mots,
Des pierres lourdes jetées à la mer agitée de nos ressentiments.
Ils nous pressent de choisir,
De choisir notre voie,
Car qu’à nous incombe cette tâche,
De ne faire que ce que nous désirons ardemment de ce monde.

Si la passion me brûle les lèvres,
Une Jeanne d’Arc qui pourtant à froid suis-je,
C’est que nos regards se sont croisés.

Debout, entourée d’un vent hurlant
Et des obus qui ne cessent de choir sur nos têtes,
Je ne suis qu’une Juliette sans son Roméo.

L’orage fuit au loin,
Je l’entends qui gronde,
Jaloux, mécontent de ma liberté solitaire,
Perdue entre les vagues de cet océan non-identitaire.
Volontaire, je patiente.

Que puisse t’apporter ces mots empreints de sincérité,
Qu’un jour je puisse à nouveau m’immerger,
Dans la profondeur azurée de ton être.

Qu’ainsi simplement s’immisce en moi la vie…

 

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One & All for Egalitarianism

From the Hell of a World on the edge of ruin.
Must rise form the dust of the oppressed
A law…
A law above them….

If on the run for your life you forgot to be
Now the minutes hand is catching up…
Is Catching up!

From the country of the oppressed
A word shall spread
And one star as a Guide shall shine
In the smoky sky above the battlefield
For the Union of us all
For the Reunion and Power

From the Hell of a world near to be rebuilt
Must rise from the ashes of the oppressed
A law…
A law above them all!

Wirtten in 2007

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Uprise

Something’s growing near

A swift disturbance

In twist and turn in time

For right or for good

Either way, I am not afraid

I’ve forseen trought the worse

A wave of course

Hitting the shore

And our thirst in bloom

And for a Spring uprise of our doom

At the gate we stand

At the crack of dawn

About to invade our own land

About to crush their crown

As the clock’s ticking

A call can you hear

As the sun over again is crossing

My friend pet no fear

We are the citizens

Wirtten on March 27 2008 

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Le projet Romaine, le plan nord, la loi c-45 : De mauvaises idées depuis 1968

Il ne faut pas compter sur ceux qui ont créé les problèmes, pour les résoudre. –Albert Einstein

Depuis que je milite, et surtout depuis Occupons Montréal, j’entends beaucoup de gens faire référence à la Scandinavie, à quel point la qualité de vie, dans ces pays nordiques est meilleure qu’ici, qu’ils sont un exemple à suivre au niveau du socio-politique. Cependant, si certains aspects de ces pays sont exemplaires, est-il possible que l’herbe soit plus verte chez le voisin tout simplement parce qu’elle profite de tout l’engrais que peut fournir un dépotoir?

Pour vous mettre en contexte, et pour que vous aillez l’heure juste, je vous invite à voir le documentaire sur le projet de la rivière Romaine, Chercher le courant, produit par Denis McCready et réalisé par Nicolas Boisclair et Alexis De Gheldere, qui a fait sa sortie en 2010. Film qui est malheureusement toujours d’actualité, mais qui a fort heureusement remporté, en septembre dernier, le Gémeau du Meilleur documentaire : société. Ce qui en prouve et sa qualité et la véracité du son contenu.

Chercher le courant

J’admets que jusqu’à tout récemment, tout la culture  que je détenais en ce qui concerne la Laponie et son peuple, les Sámes, venait d’un conte de Hans Christian Andersen intitulé La reine des neiges (une femme froide qui enlevait les petits garçon, y résidait, dans son palais de glace d’où personne ne pouvait sortir) que j’écoutais tout à fait distraite, en compagnie de ma sœur cadette, tout deux assises sur le tapis de cette chambre que nous partagions, dans notre petite maison familiale de la campagne montérégienne. Il y avait belle et bien là choc culturel, mais aujourd’hui, ce dont je parle, ici, c’est davantage de l’indignation et du questionnement.

C’est l’histoire qui se répète de ceux qui ne comprennent pas qu’une erreur ne se fait qu’une fois et que sinon devient un choix :

Il y a quelques semaines, en discutant avec mon ami de longue date, Kjell de son prénom, un résident de Trondheim, en Norvège, je déblatérais quelque peu sur l’état politique pitoyable dans lequel se retrouvent, présentement, les foutoirs du Québec et du Canada. Bien sûr les sujets du projet de la rivière Romaine et le plan nord étaient à l’ordre du jour (la loi c-45 n’était pas encore passée). C’est ainsi que j’apprendrai qu’à la fin des année ’70 et au début de années ’80, la Norvège a connu le même genre de controverse que celui de la rivière Romaine et ce, avec un projet similaire : le barrage hydroélectrique de la rivière Alta, dans le compté de Finnmark, au nord du pays.

Projet de Centrale hydroélectrique de la rivière Alta

Ce qui est le plus frappant dans la liste des similarités, ce sont les réactions et moyens de pression des Premières Nations, écologistes et activistes de l’époque en Norvège qui sont comparables avec celles de ceux d’aujourd’hui, au Québec, engendrées par le projet Romaine, soit la désobéissance civile, blocage des routes, manifestations, grève de la faim, mais ce qui aussi les proportions très différentes des mobilisations, au Québec, beaucoup de gens sont au courant de la situation, très peu réagissent.

M’est avis que les réactions face à ces projets visant à vendre de l’électricité à perte aux Américains, à enrichir des corporations étrangères en échange d’une poignée de change ou, dans le cas de la loi c-45, leur laisser le champ libre de toutes lois de protection de l’environnement qui leur mettrait des bâtons dans  les roues. Tout cela, bien sûr, au détriment des Québécois, des Canadiens, mais surtout des Premières Nations qui voient leur territoires ravagés par les exploitations de toutes sortes et leurs droits relégués, avec une désinvolture haïssable, à la filière 13. Tout ce non sens devrait susciter beaucoup plus de soulèvement au sein de la population du Québec et du Canada.

Ce que l’histoire omet, que tous ou presque ignorent et qui, pourtant, pourrait être une piste de solution et une solide revendication venant des Premières Nations du Québec et du Canada :

Tout à commencé en 1968, quand on eut l’excellente idée d’arnacher la rivière Alta, dans le compté de Finnmark, au nord de la Norvège et ce, au détriment de la communauté de Masi, d’une population de quelques 200 personnes qui risquait de voir ses terres inondées lors de la construction du barrage. Cependant, en 1973, le Storting, le parlement norvégien, vota la protection inconditionnelle de Masi, après avoir rencontré de la résistance de certains groupes activistes, notamment la fondation du Aksjonskomiteen against neddemming by Masi en 1970. Les enjeux étaient grands, pour les Sámes, non seulement il s’agissait de déplacer toute une communauté, mais le projet affecterait la pêche au saumon et la migration des rennes, principales source de revenus et alimentaire des peuples autochtones du pays. Pourtant, souffrant de confusion, peut-être après avoir un peu trop forcé sur le vin, cinq ans plus tard, les membres du parlement autorisèrent tout de même la construction d’un barrage sur la rivière. Allez savoir ce qui s’est produit! Imagination is the limit, comme ils disent. Mais enfin, c’est ainsi que le Mouvement populaire contre le développement du cours d’eau Alta-Kautokeino (Folkeaksjonen mot utbygging av Alta-Kautokeinovassdraget) sera fondé pour empêcher les travaux de construction du barrage, qui comptera, à son apogée, autour de 20 000 membres. Ces groupes et bien d’autres eurent recours aux tribunaux pour tenter de faire avorter le projet.

Durant l’été 1979, un camp de près de 6 000 personnes sera organisé, à Detsika. Bien des artistes seront présents, et parmi ceux-ci il y aura Buffy Sainte-Marie, une musicienne et actrice d’origine Cree, née en Saskatchewan, en 1941. Tout cela donne le ton à la résistance face à laquelle, les travaux seront suspendus deux fois, à travers les quelques années, à cause des grèves de la faim, mais pour reprendre ensuite. C’est à l’automne 1979 que de principaux actes de désobéissance civile seront perpétrés; de nombreux activistes sámes camperont devant le parlement norvégien (ceci rappellera sans doute quelque chose à certains), sept d’entre eux débuteront, dès lors, une grève de la faim. Mille autres personnes s’enchaîneront sur le site du barrage, à la suite d’une promesse du président, pour éviter que la situation ne dérape. Il avait fait mine de faire preuve de bonne volonté en promettant que le parlement allait revenir sur sa décision, cependant le parlement n’avait pas obtempéré, mensonge qui sema l’indignation. Il avait même fait l’autre promesse d’utiliser l’armée pour venir à bout de la résistance, mais n’y a, heureusement, pas donné suite à cette menace. Il eu même, le 19 mars 1982, une tentative de dynamitage d’un pont, mais sans succès, la centrale fut achevée et inaugurée, en 1987.

Tout parait maintenant comme si les opposants au projet Alta ont perdu, en bout de ligne. Il est vrai que le site ne sera jamais plus le même et que le mal qui a été fait, ne pourra jamais être réparé. Cependant, entre temps, en 1984, le Conseil des droits sámes remit au Storting des recommandations qui seront à la base de sa décision d’établir le Sámedeggi, le parlement sáme qui sera inauguré le 9 juillet 1989. Un gain important pour le peuple qui se voyait remettre le contrôle de leur identité, de leur culture, de leur langue, de l’industrie, et leur vaut, maintenant un traitement, à priori, équitable, mais quand est-il de leur territoire?

Le Sámedeggi

Il est clair que l’obtention du Sámedigg, n’a pas tout réglé les problèmes que vivent les Sámes, mais semblerait-il, que la situation ce soit nettement améliorée, comparativement celle des kvénes, un autre peuple autochtone du nord du pays, qui malgré avoir reçu l’autorisation d’enseigner leur langue maternelle dans leurs écoles, en 2005, et qui fut reconnue comme langue minoritaire, la même année, ne semble pas jouir de la même qualité de vie, ni du même contrôle de leur culture et aucunement de leurs terres.

M’est avis qu’il est toujours étrange de constater qu’un peuple doive même recevoir une autorisation de l’état avant de pouvoir même bénéficier de sa propre culture. Quoi qu’il en soit, nous pouvons constater, en lisant l’article suivant, que peu importe le pays qu’ils peuplent, les nations autochtones subissent le même sort, se sont les mêmes enjeux: le même harcèlement, la même discrimination, la même oppression, la même misogynie, la même assimilation ou la même indifférence, les mêmes vols… et les résultats sont les mêmes indépendamment de la nationalité. Ces deux extraits en disent long.

« Ce phénomène permettrait également d’expliquer pourquoi, dans cette dernière, ce sont les Kvènes qui disent avoir le plus de soucis de santé : ils y sont, en effet, un groupe minoritaire, dont la culture et l’identité manquent du soutien apporté aux peuples samis, alors que des institutions spécifiquement kvènes n’ont pas encore été créées. »

« En effet, les femmes, fréquemment victimes de discrimination, rapportent un moins bon état de santé que les hommes dans une situation comparable. »

Les effet de la discrimination sur la Santé perçue chez ses samis

Donc, si nous suivons cette logique, nous seulement un parlement officielle non seulement aiderait la question foncière, mais aussi celle identitaire?

Questionnement profond et inquiétudes, avenir, décisions, déclaration :
Jusqu’où les Premières Nations sont-elles prêtes à aller pour recouvrir ce qui leur revient de droit? Un parlement serait une bonne solution de départ à envisager s’il vient avec le règlement de la question foncière? Sans copier le modèle du Sámedeggi, serait-ce une revendication pertinente de la part des peuples autochtones? Comment se fait-il que la Norvège donne le statut de langue minoritaire au kvène et qu’ici, les gouvernements font quasiment comme si les Premières Nations n’existaient pas?

Lorsque l’on aborde mes inquiétudes, on fait bien sûr référence aux moyens utilisés par les gouvernements pour faire taire la révolte des peuples, autant autochtones que Québécois ou Canadiens et leur réactions face à elle : la manipulation de l’information, la répression policière, le déni, la désinvolture, le mépris, le manque d’humanisme, l’insouciance… À voir les tendances de M. Harper à vouloir se fabriquer des ennemis, même au sein de sa propre population, si le soulèvement venait à prendre une ampleur inattendue ou que la situation venait à  se corser, et qu’à l’instar du président norvégien de l’époque du projet Alta, Odvar Nordli, il nous menace de son armée, qui nous dit que lui ne déciderait pas, finalement de l’utiliser contre nous?

Le moment est venu pour nous tous de décider de l’avenir que nous voulons et de déterminer quels sacrifices nous sommes prêts à faire pour le rendre possible. Est venu le temps de la réconciliation, du partage des richesses, du territoire, mais entre nous, peuples autochtones, Québécois et Canadien et de dire aux étrangers qu’ils devront nous respecter, et respecter nos conditions. Nous sommes arrivés à l’époque où nous devons travailler ensemble, nous entraider. En attendant je déclare que:

Je supporte Idle No More! 🙂

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Hyènes

Que m’apporte le vent désertique,

Le ricanement persécuteur des hyènes affamées,

Elles sont venues se repaitre du mensonge,

Leur table croule sous les fausses croyances, les vaines prières,

Leurs coupes pleines de vide ou d’insolence.

 

À peine naquit la rumeur de mon cœur en miettes,

Que j’entends le cri guerrier des vautours,

Venus festoyer de mes restes.

 

Dans cette ville décapitée à la température incertaine,

Où l’on répand de l’infantilisant sur l’ignorance,

Assurant la croissance infinie du rien d’utile.

Sans issue, ces parcs sont des cages dorées,

J’aspire à la liberté, pourtant,

S’il existait, naguère, un espoir de te toucher, corps et âme,

J’y ai cru, brièvement autrefois, quand j’avais droit à la naïveté,

Et ce, bien malgré le fossé, brèche entre nos nations.

 

Que soit maudit le vent pour semer l’espoir,

Soulevant mon refus à l’abandon.

Jadis, en parallèle de la réalité,

Pour ne pas m’éteindre,

Je portais le fruit de notre réconciliation.

Mais sur tes lèvres closes, tous sages pourraient lire,

Que ta pérennité est moindre que la mienne.

 

Et celle de ce monde… plus qu’incertaine.

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Au Guerrier meurtri

Quoi dire à quelqu’un qui a enterré une partie de de sa vie pour que la moitié du travail soit déjà fait quand le temps sera venu, pour que ce soit moins difficile quand il faudra lâcher prise sur une « ancienne vie », à cette même personne qui est clairement en train de s’aliéner du reste de la communauté? Je sais que tu te demandes s’il y a de l’espoir que ça aille mieux après le combat. Je sais que tu n’en vois pas l’issue. Mais j’ose croire que oui! J’ose croire que la vie sera plus clémente… Je connais un peu tes travers, tes défauts et je suis au courant de tes mauvaises actions, mais je sais d’où tu viens et que c’est la souffrance qui parlait à travers certaines d’entre elles. Et je connais aussi tes qualités indélébiles de guerrier, et au fond de toi, tu vaux le monde entier. Dit-toi, que c’est assez incroyable ce qui est en train de se produire sur le « time line » de ce foutu pays balafré, cette humanité éventrée par ce maudit système meurtrier. Mais je t’implore de tenir bon et SVP garde moi ce sourire-là où il fait beau de le voir, car cette montagne que tu traines sur tes épaules, depuis trop longtemps, s’écoulera en lave dès que le soleil en réchauffera finalement la cime. Et SVP, cesse de te punir pour ce qui s’est produit jadis. Pour ma part, je ne peux faire plus que les précédentes, sauf peut-être ces quelques lignes, qui seront oubliées dans l’histoire…

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