Prophétie 1 – Livre des ombres triturés

Que faire quand l’essence de la légende reposes sur nos lèvres et que l’on poursuit une chimère à travers le labyrinthe de nos existences respectives?

Tu manques à chacune de mes inspirations… Dis-moi, chéri, où commence le rêve, ou termine notre douleur? Ce monde ne nous comprendra jamais que physiquement. Et la mi-solstice est à une éternité de notre réalité.

Dans mes entrailles génératives brille l’absence de tes perséides. La gésine latente patiente.

Je ne serai témoin de ta fin. Derrière l’aurore, s’élèvera le nouveau commencement. L’éclipse ne viendra que si je failli à la tâche.

La haine ne triomphera point, et tu ne seras martyr.

Fireproof (translation of French poem « Ignifuges »)

To the ones that grieve : this world needs you more than ever. 

I resist to the dark rising  tide
Hit hard by the surf
I struggle
The sea burns and arises in a tsunami of flames
About to crush my willpower
The war pounds my eardrums
I barely hear your call
Follow me to battle
Seamarks were meant to be your references in the storm
Wavelets lick my wounds
Before retiring to the open sea
Presage of a possible retribution
Of which alone Poseidon possesses the gift and understanding
Salt workers harass my eyelids
Down in cascades to my words
Straight out the tarred lexicon of bitterness
To flee, to seek refuge
Sheltered behind the fireproof rocks
My immersion will set this bleeding world ablaze
While it gives way to emptiness
From the cénotes to the Mariana
The circumstances arm themselves to the teeth
All of us take willi-nilly
The waterways that lead us indubitably to the reef
Common punishment
Filling the fault
Separating our realities
Our failure
I would rather take the groundswell between the shoulder blades
Rather than in my ventricule
The blood stained sand
Washed of my troubles
I would leave
Carried by the waves of anonymity
In hope that one day
Adrift offshore
I will reach your coast
And there, through the inlet of our creation
By the fusion of us two
We would reunite our languages

Réparation des épars

Je ressens l’impression d’un cœur gelé par le retour du froid.

Mon corps, lui, est engourdi, terrassé de douleur.

Le matin ne laisse aucune place à la lumière, je suis perdue, suspendue dans le néant ou dans le blizzard, sans fil d’Ariane pour le retour vers la chaleur des couvertures.

Jamais ne fut-ce davantage la peur de la distance physique que celle de la mort de la symbiose dans la quasi permanence de notre mal.

Cachetons donc les plaies de nos enveloppes contenant les miettes de ces êtres messages que nous sommes, expédiés vers le meilleur de leur répartition.

Car, quand on y pense bien, l’insomnie n’est pas la fin du monde si on peut vivre un cauchemar éveillé.

Ignifuges

Je résiste à la marée noire montante
Frappée de plein fouet par le ressac
Je lutte
La mer brûle et s’élève en un tsunami de flammes
Prête à choir sur ma volonté
La guerre beet le rythme à mes tympans
J’entends à peine ton appel
Suis-moi au combat
Amer qui, dans la tempête, se voulait ton repère
Les vaguelettes lèchent mes plaies à vif
Avant de se retirer vers le large
Présage de possible rétribution
Dont seul Poséidon possède le don et l’entendement
Des paludiers harcèlent mes paupières
En cascades jusqu’à mes mots
Pour qui l’amère s’improvise lexique
Fuir, se réfugier
À l’abri de rochers ignifuges
Mon immersion mettra ce monde à feu et à sang
Le temps de faire place à la vacuité
Des cenotés aux Mariannes
Les circonstances s’arment jusqu’aux dents
Nous empreuntons toustes
Bon gré malgré
Ces cannaux qui nous mènent indubitablement à l’écueil
Peine commune
Emplissant la faille
Qui sépare nos réalités
Notre échec
Je prendrai la lame de fond entre les épaules
Plutôt qu’en plein ventricule
La plage maculée
Sera lavée de mes maux
Et je quitterai
Portée par ces vagues non identitaires
Au large, à la dérive
Espérant un jour joindre tes côtes
Dès lors par l’enture de nos créations
Par la fusion de nos êtres
Nous rallierions nos langages

Case closed (definitely!)

To you, just so you know….

Once upon a time, I looked into your eyes for a split second. They were green and I was charmed.

Then you became cold and distant to finally vanish into the horizon, melted along the skyline and dripped slowly into the tumult of my sea.

Never to return…

Never to return.

I will never tell you, you will never know, that you were the reason my sun was rising.

But it was a mirage, nothing more than a vain hope.

You know, time always makes it clear, and it appears we all belong to some place: I’ll go back dancing with the gypsies and you can keep on pretending freedom and liberty with the bourgeois. In the end, the barricades will be erected on your side of the world, and everybody knows that your sky is the limit.

Yet, the one thing I know is that truth and love will always prevail and I would shamefully lie to myself if I’d say I’ll no longer whisper your name in the depths of my most unconscious and uncontrollable dreams…

… but the case is closed and it lies cold.

With all my love still, and sincerity, but above all with dignity,

KJ

Combustion

The last spadeful of dirt offhandedly tossed on the flames, smoke rises in a thick shade, like it would do for the burning flesh of a frail hope at its own burial ceremony. The scene vanished behind, for a second where I can’t help wondering how long ago was it since you gave up on yourself. A moment later, a wind sighed on the meadow, caring away the mystery mist, revealing the irrelevance of the answer. The conbustion was made history.

Tell me what could possibly be said or done to aleviate the greif when the world is left with no balm to soothe my burning wounds covered self.

None of this was of your making, so not yours to ease and there will be no measurement, not even time itself, for it will never be enough for what you meant to me.

Tempétueuses oubliettes

Ils en avaient visiblement perdu le goût,
Ils me semblèrent décolorés ou monochromes,
Ne l’étions-nous pas tous, pourtant?
Endommagée, effrayée par sa disparition,
J’aurais toujours pu rebrousser chemin,
Mais ma conscience m’obligeait d’avancer.
Il nous fallait tous continuer dans la même cavalerie,
Mais où nous menaient ces chevaux de mer?
Dans la même galère,
Emportés par ces vagues écumantes de rage,
Là où il nous était impossible de le concevoir.

Qui tenait les reines, la barre, vers cette éminente guerre?
Lui.

Je relus mon journal personnel,
Les joints cohésifs d’une histoire vraie,
Dénuée de cohérence matérielle,
Fragments évasifs d’une vie éthylique,
Toutes ces choses que je savais vraies,
Mais en rien saisissables.
Toutes écrites de ma main,
Et rien de tout cela n’existait pour le reste.

Je les sommai de me dire la vérité,
Évitant de leur énumérer toutes ces choses horribles,
Qui, en de telles circonstances,
L’on pouvait faire subir,
À un traitre.

J’en avais assez vu, trop vécu,
Pour que le temps qui me restât à fouler cette Terre,
Je l’eusse passé à m’arrêter à chaque pas pour haïr quelqu’un,
Mais, dorénavant,
Chaque seconde comptait,
Et ils étaient amis et nous étions ce que nous étions.

Amenez tout ce que vous pouvez d’alcool,
Il nous faut relâcher cette pression.
Trop est toujours mieux que juste assez,
Et c’était la Nuit au Chalet de la montagne.
Et les onze que nous étions quittèrent sur le champ,
En direction du Mont.

J’eus soudain envie de revoir la scène,
Un détour et nous marchâmes,
Jusqu’aux cendres de Saint-Jean-Baptiste,
Ce que j’y vis me cloua sur place,
Tout n’y était plus que ruines et cendres,
Mais comment allions-nous faire pour tout réparer?

En ce qui paru comme une réponse,
Une douce brise de juin passa sa main spectrale dans mes cheveux,
Derrière ma nuque,
Me faisant frissonner,
Elle me rappela que nous étions tout aussi mortels,
Que ceux qui s’étaient éteints, ici,
Quelques jours avant.

Des cendres volaient sur le souffle d’un soupir,
Apportant la rumeur d’une histoire que je ne pouvais saisir de mes mains,
Jamais sans les salir!

J’allai jusqu’aux marches de l’église et je m’y assis,
Dépassée par la vision.
Les autres arrivèrent et se rassemblèrent autour de moi,
Choqués par ce qu’ils voyaient.

Mais étrangement,
Se mit à flotter dans l’air,
Une atmosphère de légèreté,
Que tous semblèrent ressentir.
Les tâches cessèrent donc d’être ces choses insurmontables,
La crise marqua notre histoire commune d’une trêve inattendue.

Je me levai,
Le vent et le soleil moribond balayèrent mon visage de tous soucis,
Le tourbillon s’éloigna,
Et je pris ma première inspiration depuis longtemps.

Je les regardai un à un, dans les yeux,
Le sourire aux lèvres.

En chemin,
Je vis un jouet parterre,
J’eux un pincement au cœur,
Je ne pouvais oublier que cet enfant avait probablement périt,
Je pensai alors à ma propre enfance,
Comme me semblait-elle éloignée, à présent.
Mais, en même temps,
Je ne pouvais m’empêcher d’espérer,
Au fond de moi,
Même si le savais-je irrationnel,
Que je pouvais m’en sortir,
Ne serait-ce que pour la sauver,
Cette enfant que j’eusse été,
Souhaitant peut-être, aussi, un peu,
Redevenir celle-ci.

Je ne pouvais non plus totalement ensevelir,
La femme que j’étais devenue,
Celle qui ne serait jamais mère,
Mais qui le désirait,
Avec une tristesse que je fis vite de refouler,
Le temps que je ramasse le jouet,
Et que j’en fasse mien.

Je déclarai alors intérieurement :
Je suis beaucoup plus une farouche guerrière,
Défenseure du peuple,
Que ta femme.
Et malgré la douleur,
Sans doléance,
Dois-je me vouer à cette tâche,
Malgré la peur,
Malgré les pleures, la nuit.
Il semblerait que ces deux parties de moi,
Refusent de coexister.

J’ai peur…
J’ai peur de ma propre nature,
Mais les circonstances ne mentent jamais.
J’ai l’impression de vivre un calvaire de deuil,
Depuis bien trop d’années.
Et même si je suis tout près de passer en rampant,
Le pas de la porte menant à l’acceptation,
J’ai peur de moi.
Mais surtout,
De qui je deviendrais alors,
Si je venais qu’à enterrer celle qui me terrasse tant,
Si je venais à juger nécessaire,
De me défaire de l’autre que je suis.

Elle me regardait,
Elle, la médium,
Elle avait lu en moi et en était bouleversée,
Elle, la visionnaire.
Nos regards se croisèrent,
Comme les fers de sœurs guerrières,
De façon iconique,
À la veille d’une bataille,
Et le moment, lui, se figea,
Pour laisser le temps au soleil de mourir derrière la montagne,

Avant que je n’aie pu reprendre tout mes sens.
Nous gravitâmes une pente,
En route vers le Chalet,
Et là, nous prîmes place sur le grand garde-fou de granite.
Nos yeux rivés sur la brûlante, scintillante ville,
Loin, plus bas.
C’était comme si la faible brise nous en apportait l’énergie.
Je pouvais sentir, dans le sol, il me semblait, les battements de son cœur.

Peu après le début de ma coalition avec le Capitaine Morgan,
Je tombai par-dessus bord,
Coulai dans mon propre monde,
Et restai au fond d’un océan de réflexions,
Où la lumière m’inondait de rayons argentés
À travers des ondulations noires.
Je trouvai alors mon cœur en complicité avec la cité,
J’étais belle et bien de retour aux sources,
Et à ce moment,
La passion renaquit,
Me rappelant les raisons à tout ce fatras.
Il me sembla,
Le temps d’un moyen soupir,
Que la vie retrouvait son essence,
Son goût.

Je retournai lentement vers la surface,
Je pouvais entendre la voix des miens,
En crescendo,
Alors que je retournais parmi eux,
Dans leur monde.
Et dans leur univers,
Ils chantaient.
Je reconnu les paroles de Sunday, Bloody Sunday.
Il mit son bras autour de mes épaules,
Mon ami de combat.
J’étais ivre,
Ivre de vivre,
Surtout le moment présent,
Et je m’y laissai fondre,
Buvant à grandes gorgées,
Un rhum ambré,
À même cette bouteille,
Que je tenais maintenant,
Trop serré,
Et un bonheur nacré,
À même cette vie unique,
À laquelle je tenais,
Trop serré.

À ce moment,
Je me retrouvai dans le VRAI monde.
Pour la première fois,
Depuis longtemps,
Je réalisai qu’au dénouement de cette bataille,
Tenait le sort de tous,
Comment avais-je pu l’oublier?

J’étais maintenant hors de ma torpeur,
Et la porte de cet univers claqua derrière moi.
Je compris tout ce qui s’était produit,
Et ressentis véritablement la différence entre comprendre,
Et véritablement comprendre,
Ce qu’était ressentir,
Et réellement ressentir.

Je ne pouvais plus respirer,
Mes yeux versaient les larmes d’une cruelle vérité.
Je voulu crier à la ville entière,
Hurler pour tous ceux perdus,
Et les autres encore à sacrifier.
Parce que j’avais échoué,
Et que j’allais échouer derechef.

La bouteille glissa de ma main,
Du garde-fou,
Dans les arbres,
En-bas de la pente.
La névralgie,
Tout mon corps devint chiffon,
Et je me laissai choir à mon tour du garde-fou,
À genoux, sur le sol carrelé de granite,
Qui avait été chauffé par le soleil,
Et voilà du concret!

J’étais paralysée,
En état de choc depuis l’attentat,
Mais l’onde de choc de la réalité,
Elle me frappa de plein fouet,
M’envoyant valser à l’autre bout, de ce que j’avais pris pour acquis,
Croyais être la réalité.

Je pris conscience que je hurlais,
Tous m’entouraient,
Et si je pouvais à peine les voir,
Je sentais leur présence.
Elle apparut dans mon champ de vision,
Elle me parlait,
Mon amie,
Mais je n’entendais rien,
J’étais terrassée par la douleur,
Clouée au sol en sacrifice pour les maux de tous,
Car Altas,
Je prenais le poids du monde,
Qui m’enfonçait dans les abysses de mon empire.

J’émergeai des eaux noires,
Pour un instant où quelqu’un me souleva de terre.
Je vis des yeux, autour,
Ils pleuraient aussi.
Ils semblaient partager cette même souffrance.

Je m’entendis alors crier son nom.
On m’emmena,
J’ignorais où,
Je l’ignorai,
Car cela n’avait plus d’importance.

Quand je me réveillai,
Étendue sur un lit de mousseline blanche,
Bordant le lit d’une chambre ivoire,
Une large fenêtre était ouverte.
Une brise légère pénétrait dans la pièce,
Dansant avec les plein-jours immaculés,
Dans la vive lumière du soleil de juin.

Mais à quel endroit dans Enfers étais-je donc?

La bise de la poétesse

Le temps comme les pages d’un recueil fétiche,
Les feuilles de mon calendrier,
Mortes tombées, s’accumulent,
Comblant les sillons gravés à même le sentier,
Forment ma dernière couche.
Victimes des quatre vents,
Telles les larmes du saule affluant de la rivière Noire,
Qui s’endort dans le berceau du souvenir d’un été tourmenté.
Dehors, tout est si immobile, les vents se sont tus, enfin,
Le gris froid, fond de scène d’un dernier acte,
Ou le cadavre de la dernière cigale gît sur le béton crasse,
Elle a finalement cessé de chanter.
Les gravissimes pessimistes,
Ceux-là qui ignorent les douleurs et doléances inhérentes à la gésine des mots,
Diront que c’est ainsi que se tait une  insipide vie de non-labeur,
Les autres se contenteront de déclamer avec désinvolture que c’est le début d’un autre hiver,
Avant qu’ils ne se terrent dans ce qui leur reste d’espoir,
À l’aboutissement des méandres de leur perception,
Là où fourmillent de faux rêves.

Trying to Keep it Together

Windy, raging rain, and she was lost in the labyrinth of the dirty city, lost in the dark of urban lust, her eyes blinded by the light, she was crying out for him to listen, crying loud her desire for him to come back. Echoing her voice over the hill, he was running away. Her waterlogged dress was hard to carry, like the pain and regrets in her broken self. He was wounded and the scars were still bleeding. It was like his blood diluted in the rain was tainting the fabric of the clothes of regret covering her mind. She was running, carrying on her pain along the corridor of bricks, she found herself lost in her hometown, running far behind time, trying to repair the wounds. Her arms before her, completely blind like a headband of lies was covering her eyes, like  the ugliness of this world always had made her this weary, she was trying to find the day.

Behind her, she heard a voice, than she brushed the face of beaten up soul, and was holding it between her hands. He kissed her softly. And showed her the way to follow, to the top of the green hill, where the sun was shining. “Now run away”, he said. She did so, she ran towards the sun, in the rain and dirt, her feet nude and cold, she ran and ran it seemed to last days and that there was too few of them left to spend. With only her ears and her fingertips to find the path, she was barely breathing, lost again, to finally feel.

The closer she got to the hill, the less the rain was raging. When she got to the hillside and she started to climb the mountain, from far away she could hear it, once again; along the sanctum to the very top, she recognized his voice. He was waiting for her there, among the trees, there where the rain and dirt do not exist. He came to her, and gently removed the headband from her eyes. He was smiling in the sun light.

They were different, but they were the same, and beneath the cloud covered city, was crying the ones they were before.

 

Karen Juliette Lalonde (2002/01/25)

Revenue inchangée

Je suis revenue chez-moi, un bouquet d’introspection à la main. Il en émane différents parfums : émotions et réflexions, désires, fantasmes et ambitions, différends et colère, insipidité et désinvolture. Je suis revenue chez-moi la même, toujours différente et toujours confuse en ce qui concerne la suite.

J’ai mis les pieds sur le pas de la porte, le cœur léger, malgré tout le questionnement. Je rentre à la maison bien heureusement d’être moi malgré tous ces défauts qui sont vrais et ceux que l’on m’invente.

Je suis assise devant cet écran et me dis, que dans le fond, nos avenirs ne se conjuguent pas… même si l’eau passe et érode nos barrages, même si la tentation ronge nos freins. Tu es tout ce que je désire, mais il y a l’autre, là, qui prend toute la largeur de ton chemin.

Je m’invente alors plusieurs vies, où les ponts seraient construits.  La rivière nous emporterait pourtant, loin de la rumeur, là où la foule tombe dans le vide d’un silence infini, comme au bout de ce monde, tant nié par Galilée.  Plus jamais besoin de cacher notre nudité par une érection de murs cathédralèsques aux briques moulées de sable et de larmes. Il serait vain de creuser des douves à mêmes nos poings liés et meurtris par la guerre. Nous pourrions détruire le pont-levis et en faire un feu de joie qui se verrait jusqu’à cette distance où l’horizon prend son nom. Nous pourrions grimper au sommet de la plus haute tour et hurler que ce monde ne tourne pas dans le même sens pour nous que pour eux, car nous serions libres, enfin.

De retour devant mon écran ou un miroir aux reflets grotesques de ce que devrait être mon existence, tu n’y es pas. Je me retourne, rien, personne. Je sais que je te chercherai. Je m’indigne et cracherait bien sur la tombe de la chronicité, car là repose la dépouille de mon affliction. Mais j’y survivrai. On n’en revient toujours différemment… inchangée.

 

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