L’enfer ratisse large

Le p’tit goût menthe-craie des comprimés 10 mg de mélatonine est élément du rituel de passage entre ma vie en délabre et ma petite mort où l’on se rejoint, enfin. Où je peux, encore une nuit, goûter tes lèvres charnues qui n’annoncent en rien toutes ces mobsénités qu’elles ont pu proférer depuis un quart de, et, espérons-le, les siècles et les siècles qui s’étalent devant moi, ouvrant la voie à une éternité à psalmodier mes regrets. L’enfer ratisse large.

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Jadis

« Jadis, on chantait des hymnes à ces hauts-faits; ces odes qui se répandaient comme des ondes perpétuelles à la surface des cultures où les peuples se souvenaient en communion de se qui se terrait en profondeur. Dorénavant, ressentait-on une fierté égocentrique d’en traiter le sujet dans des articles à médiocrités variables publiés dans des quotidiens partiaux. De nos jours, se tait-on individuellement dans une dépression mélodramatique ou bien encore croise-t-on le fer, défendant son égo, lançant des insultes à des adversaires désincarnés, comme de boulets de canons sanctifiés fusant de part et d’autre du no man’s land illusoire des médias sociaux. On mène campagnes intestines, portant notre sacro-sainte vérité comme un étendard religieux. Autres temps, autres mœurs? Quoi qu’il en soit, le Québec se retrouvait derechef divisé et cette fois-ci quant à déterminer si oui ou non nous méritions la liberté alors qu’une seconde quête de la vérité visait, quant à elle, à déterminer si j’avais éliminé le dernier membre de la famille ***** pour toucher son copieux héritage. Après mûre réflexion, ce n’est que l’histoire qui se répète. »

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L’Empereur d’albâtre

Je dois cesser de t’aimer de t’admirer
Briqueter ma carapace autour de ton souvenir
Étaler mon pare-lumière
Tamiser ton sourire phare
La mémoire de mes lèvres
Sur ta moue charnue
Ne plus revisiter
De mon index frémissant
Ces sombres hiéroglyphes
Encrés sur ta peau d’albâtre
Ou ce sigil sur ton parchemin d’empire
Ne plus laisser glisser ta pensée
De ma main tremblante
Entre mes cuisses au zénith
À l’évocation de ton membre de David
Me garder de l’immersion dans ton regard vert-mer
Du dessin de tes traits patriciens
Me refuser l’étreinte de ton corps d’Adam
L’opportunité de ta main tendue
Dans une réplique séculière de ta création
Tes doigts jouant de ma lutte
Explorant toutes mes gammes
Sur ta langue les vers de Vesper
Tel Cernunnos à l’Équinoxe
Gouttant ma sève
Accrochée à tes rameaux
Je te supplie de m’achever
Seulement alors si aisément t’immisces-tu en moi
Frappant la porte de ma cité
Une poignée de semence à la main
Je convoite ton essence et ton fruit
Tes quelques mots, délices déflagrations
Soufflés à mes gardes
Entre deux soupirs
Menacent les murs de ma forteresse
Comme une vague déferlante
Ton armée infiltre mon enceinte
Où à l’intérieur ton lègue siégera
Lorsque la légende devient Empereur

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Seeds of dreams

You cannot go that profoundly inside your day dreams, to such beauty, where a seed grows in a love package and expect to come back to the surface without having reality cut your guts as deep, to leave you feel empty and cold. I wish you were here.

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Prophétie 4 – Livre des ombres triturés

Un genou enfoncé dans la terre, une lame écarlate à la main, tête baissée, je contemple la plaie par laquelle s’accumule à l’envers de ma vie, à chaque goutte tombée.

Autour de moi, de milliers d’yeux portant sur la moitié moins d’âmes guettent dans l’effarement et la confusion ce moment où je courbe l’échine pour contempler, au-delà de ma propre affliction, le corps de ton antagoniste refroidissant dans la boue, parmi les déchets, à sa juste place.

Chacune de mes inspirations, chacune des pulsations de mon cœur meurtri tentent de pallier à l’hémorragie et la joie porte sur nous, êtres abîmes, un regard brisé.

Les circonstances accumulent l’évidence, mais je t’en fais la promesse, je ne quitterai pas ce monde, pas ce soir. J’aperçois ton tant aimé visage alors que du bout de tes doigts caressant ma peau maculée de terre et de sang, tu décryptes mon histoire, comme on le ferait pour de vieux hiéroglyphes. Ils t’enseigneraient de vielles vérités; ils t’auraient raconter ce qui va suivre.

Goutte par goutte, culmine une puissance hors de ce monde, hors de ce temps.

L’entaille s’élargit enfin, comme à la naissance de la lumière, mon corps se tend, mes bras s’écartant de celui-ci, mon visage vers le ciel, dans un hurlement à gorgée déployée que nul astre ne peut ignorer, torturée par la douleur inhérente à la gésine du nouveau monde, j’ordonnai à l’Univers de te préserver et il répond par la beauté d’une pluie de ses joyaux perséides.

Ainsi s’annonce le soulèvement des malmenés.

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Comité d’aurevoir!

DSCI1303

Autour du kilomètre 150, le matin du 29 juillet 2016, vers 3 heures, je me réveille en sursaut : un hurlement à glacer le sang retentit à quelques dizaines de mètre, au bout de la plage où nous campions. Un éclaireur a détecté notre présence et semblait ne pas apprécier.

 

Je fais mine de rien, puisqu’il est seul, mais le matin venu, j’en avise la personne avec qui je faisais cette expédition et lui rappelant que je lui avait signifier la veille, soit que je me sentais observée, d’en direction du boisé, derrière le campement.

 

Vers 11 h 30, voici à quoi nous avons droit.

 

Je ne comprends toujours pas leur comportement, puisque les loups se font usuellement discret autour des humains; ils ne nous aiment pas et nous craignent autant que nous nous les craignons et il est clair que nous faisions suffisamment de bruit pour qu’ils sachent que nous étions présents. Rappelons-nous de l’éclaireur qu’il les en avait informés.

 

Cet événement restera à jamais graver dans ma mémoire d’aventurière. 😉

DSCI1303

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